Avec son troisième album, Ayumi surfe sur la vague du succès, qui, même si elle n'a pas atteint son apogée, commence déjà à devenir une sorte de mini Tsunami. Duty est d'ailleurs, à ce jour, l'album de la star le mieux vendu. L'un de ses singles, SEASONS, est également l'un de ses disques les plus écoulés (égalité avec M). Sur LOVEppears, Ayumi apparaissait demie-nue, pour tenter, encore une fois, de marquer les esprit, elle pose cette fois-ci dans une tenue de guépard affublée d'une perruque noir et d'un rouge à lèvre bien pétant. Le résultat oscille entre le "pas beau" et le mauvais gout. On à vraiment l'impression qu'elle se trouve dans un hôtel de passes dans lequel elle répondrait aux fantasmes les plus zoophiles de ses clients. Vous l'aurez donc compris, Duty commence son combat marketing dès la pochette, mais ce qui nous intéresse, nous, en tant que consommateur de Jpop, c'est ce qui se trouve à l'intérieur. Un peu comme partout, ce n'est pas que l'emballage qui compte (et ici heureusement me direz-vous).
On commencera donc avec les singles de la trilogie vogue - Far away - SEASONS qui ont été commercialisés à quelques semaines d'intervalle. vogue est donc le tout nouveau titre qui fait suite à l'album pop LOVEppears. L'instrumentation s'inspire des sonorités indienne et donne d'entrée un point d'accroche intéressant au titre. Malheureusement, c'est bien là le seul point positif de la chanson. En effet on s'ennuie bien vite en écoutant cette ballade mid-tempo aux couplets longs et aux refrains non mémorables. La chanson parait vite longue et la mélodie trop récurrente de cette sonorité indienne agace rapidement. La même piste chantée en Live ne gagne pas plus d'intérêt si ce n'est de voir Ayumi habillée en Chinoise (allez savoir pourquoi) lors du dome tour 2001. On enchaine avec Far away. Là encore l'introduction n'est pas mauvaise, une sorte de sample étrange qui se répète à l'infini jusqu'au premier couplet. Même si cette piste est plus appréciable que vogue par son côté plus véritable (on entend clairement les basses et la guitare électrique), elle n'est pas accessible tout de suite. Ceci doit venir de son refrain chanté de façon, comme dire, un peu enfantine. Les mots qui se répètent au début de ces derniers donnent cette fâcheuse impression de quelque chose de niai alors que ce n'est pas vraiment le cas. Il n'en reste pas moins que la chanson est, au final assez plaisante, notamment grâce à son pont "sublimé" par le solo guitare de Yo-chan qui sauve encore les meubles. La trilogie se referme sur SEASONS qui aura, et c'est peu de le dire, marqué les Japonais. En effet le single à largement dépassé le million d'exemplaires et est resté de longues semaines à la tête de l'Orcion. Ayumi nous propose ici une bien jolie ballade mais qui, ne m'attire pas plus que ça. Evidemment, la force de la chanson repose aussi dans ses paroles et, une fois lues, on comprend un peu mieux le succès du titre. C'est une ballade pop, assez rythmée aux refrains entêtants et aux couplets bien travaillés. Rien n'est vraiment à reprocher à ce titre et force est de constater, qu'à ce jour, elle pourrait figurer dans le top 20 de ses plus belles chansons, voir dans le top 10 pour beaucoup d'entre nous.